Vendredi 22 juillet 2005
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"Il se peut que le point de départ subjectif du mariage soit plutôt l'inclination particulière des deux personnes qui entrent dans cette relation, ou que ce soit plutôt la prévoyance et les arrangements des parents, etc., mais le point de départ objectif est le consentement libre des personnes et plus précisément, le consentement à constituer une personne, à abandonner leur personnalité naturelle et individuelle dans cette unité, ce qui, de ce point de vue naturel, est une limitation, mais précisément parce qu'ils gagnent leur conscience de soi substantielle, est aussi leur libération."Georg Wilhelm Friedrich Hegel,
Principes de la philosophie du droit, 162, 1821
Principes de la philosophie du droit, 162, 1821
Par DS
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Publié dans : Mariage/divorce
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"Hegel dit qu'
"Bientôt, très bientôt même, nous parlerons de mariage, mais ce n'en sera plus, en tout cas pas au sens de naguère. Ce sera un libre arrangement entre deux personnes qui ne regardera qu'elles seules. Un pur et simple assentiment mutuel, résiliable à volonté, pour raison unilatérale de convenance personnelle. Ainsi il ne sera plus question d'adultère, ni de mutuelle entraide, ni peut-être même de divorce. Car, le divorce, c'est encore trop tragique, et les tragédies, c'est bon pour les familles antiques. Mais dans les couples ultramodernes il n'y a pas de tragédie. Tout est enfin et purement pour le fun. Dans ce monde parfaitement libéral, le mariage sera beaucoup mieux qu'un contrat à durée déterminée : ce sera comme tout le reste, un "projet". Un projet, c'est un bon coup à monter, qui rend tout malléable à cet effet, et qui suppose que des êtres mettent toutes leurs forces, tous leurs moyens dans une entreprise qui sera la plus longue, vaste et puissante possible ; mais pas plus. On sait bien que cela s'achèvera un jour car rien ne vaut qu'on y passe sa vie entière. Mais il faut faire en sorte d'aller jusqu'au bout, c'est-à-dire le plus loin dans le "possible ensemble". Et ensuite vite se détacher, se libérer d'un projet qui ne marche plus, se remettre en position et envisager un nouveau projet. Si on se marie, c'est donc plutôt pour le plaisir d'une belle fête, et si le projet échoue, il sera facile de divorcer, de répudier, de résilier."
"Beaucoup de consultants [en psychothérapie] se vivent avant tout comme victimes d'un divorce imposé par un partenaire infidèle. Un certain travail psychique se met en place, imposé par cette blessure narcissique grave de l'image de soi : désidéalisation de l'autre et du couple, reconnaissance d'un échec. Mais tous ne dépassent pas ce stade, et se maintiennent en tant que victimes, projectivement, sans supporter l'idée de leur propre participation psychique personnelle à cet échec entièrement imputé à l'autre. Sans devenir tout à fait paranoïaques, ils ne progressent guère dans la conscience critique d'eux-mêmes. Aussi sont-ils souvent conduits à se chercher d'urgence un nouveau couple, compensateur, en attendant tout aussi projectivement du nouveau partenaire ce qui a manqué au premier. Nouveau couple par conséquent référé au premier, négativement plus que positivement, et dont la probabilité de survie n'est guère supérieure à celle du premier.
"Il y a des couples stables et solides même sans le mariage, sans même le besoin de sanction légale, et qui vont jusqu'à s'opposer à la loi. Dans
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